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Le Centre national du Livre les subventions vues par un écrivain

...
aides aux éditeurs et écrivains bien vus

Qu’est-ce que le CNL, Centre National du Livre ?

Le Centre national du Livre est, selon la dénomination officielle,
un établissement public à caractère administratif placé sous la
tutelle du ministère de la Culture.
Le CNL se présente comme le soutien financier de l’ensemble
de la chaîne du livre : les auteurs, les éditeurs, les libraires, les
bibliothèques.
Il est bien écrit "les auteurs" mais il semble préférable de
comprendre "certains auteurs."

La partie "Les Aides aux auteurs" du site
centrenationaldulivre.fr précise que les auteurs
d’expression française devront attester d’un caractère
professionnel... qui s’obtient, selon le CNL, "par des
publications à compte d’éditeur."
Ainsi, un auteur éditeur indépendant, même s’il vit difficilement
de sa plume n’aura pas droit aux bourses alors qu’un notable
parvenu à "être édité" peut y prétendre, même si ses ventes
plafonnent à trente-huit livres (selon les chiffres publiés dans la
presse, madame Christine Boutin n’aurait pas dépassé ce chiffre
avec « qu’est-ce que le parti Chrétien-Démocrate ? », publié par
l’Archipel).

De nombreuses bourses après lesquelles certain(e)s courent
efficacement : la Bourse Cioran (12 000 euros), des bourses
d’écriture dont l’objectif est de "permettre à un auteur de
dégager du temps libre pour mener à bien un projet d’écriture."
(on a le droit de sourire... effectivement tout artiste se bat contre
le temps pour gagner des heures utiles), des crédits de
préparation (« participation au financement de frais occasionnés
par un projet d’écriture » ; suffisamment vague pour permettre
de nombreuses appréciations), des crédits de résidence (pour des
écrivains accueillis dans des résidences... ce qui n’est peut-être
pas très utile pour un auteur mais lui permet parfois de connaître
du pays et collectionner des aventures).

Les aides aux éditeurs sont encore plus nombreuses.
Le Centre national du livre souhaite "contribuer au maintien et
au développement de l’édition d’ouvrages de qualité et de vente
lente en langue française.
Tout éditeur en langue française, quel que soit son statut
juridique, peut bénéficier d’une aide.
L’édition à compte d’auteur est exclue du champ des aides."
Sur le papier l’auteur éditeur n’est pas exclu. Je n’ai jamais
obtenu d’aide du CNL. Ni d’ailleurs, il est peut-être inutile de le
préciser. Je suis pourtant en ventes lentes !
Il existe donc les subventions pour la publication (qui
accompagne, naturellement "la prise de risque économique d’un
éditeur en faveur d’une production éditoriale de qualité"), les
subventions pour la traduction en français d’ouvrages étrangers,
les subventions à la création et au développement de sites
collectifs d’éditeurs et de libraires, les subventions
exceptionnelles à la réimpression, les subventions pour la
création d’une édition multimédia ou d’un projet numérique
innovant (pour "les éditeurs qui souhaitent réaliser une édition
multimédia ou un site compagnon ou un projet innovant de
diffusion numérique" ; un site compagnon, la formule est d’un
poète subventionné par le CNL ?), les subventions pour la
numérisation rétrospective et la diffusion numérique de
documents sous droits, les subventions pour la préparation de
projets collectifs lourds, les subventions pour la prise en charge
des coûts iconographiques, les subventions pour la traduction
d’ouvrages français en langues étrangères, les subventions pour
projets d’édition numérique (pour "les éditeurs qui souhaitent
numériser des ouvrages de fonds, en vue de proposer à titre
payant des contenus en ligne ou sur d’autres supports
numériques" ; il existe le fric pour le numérique !)

Et si les subventions ne suffisent pas, les éditeurs peuvent
demander des prêts : prêts à la publication d’ouvrages, un prêt à
taux zéro "destinée à constituer un apport en trésorerie à un
éditeur" et des prêts économiques aux entreprises d’édition dont
le taux n’est pas signalé mais destiné à "accompagner le
développement et favoriser la pérennisation des éditeurs
indépendants."
Alors, pour décider de ces subventions, il existe naturellement
de nombreuses commissions.
C’est un pouvoir dans la littérature.

La présentation officielle :
"Réparties par discipline, les commissions sont composées de
plus de 200 spécialistes indépendants nommés pour trois ans
par le Ministre chargé de la culture, sur proposition du
Président du Centre national du livre."
Je n’ai donc aucune chance de figurer dans l’une de ces
commissions : ne connaissant ni le Président du Centre national
du livre ni notre Ministre chargé de la culture, pas même le
prochain (prédiction inutile ?) ; qui plus est, je n’ai pas de temps
à perdre, même dans la fabrication de « relations utiles. »
Les professions sont nombreuses : "Ecrivains, universitaires,
journalistes, chercheurs, artistes, traducteurs, critiques,
éditeurs, libraires, conservateurs, animateurs de la vie
littéraire." (non, ce n’est pas l’appel de Coluche lors de sa
candidature présidentielle)
Et ces gens travaillent, enfin pré-subventionnent, ils "se
réunissent généralement trois fois par an pour étudier les
demandes de subventions, de prêts ou de bourses et donner au
Président du CNL un avis sur l’attribution des aides."
On comprend que ces gens-là ne souhaitent pas que leur pouvoir
soit remis en cause par un appel à moins de concurrence
déloyale entre les écrivains et éditeurs subventionnés et les
autres.

Je ne lis pas toutes les péripéties du CNL. Quelque part, ça ne
me concerne pas. Quand j’avais un rôle plus médiatique, avec
http://www.lewebzinegratuit.com, j’avais repris un numéro
consacré à l’édition, de Lire, en mars 2005, où Daniel Garcia
signait un article intitulé "Ces auteurs qui vivent de l’argent
public."

Un extrait très significatif :
« En 2004, 307 [bourses aux auteurs] ont été allouées pour un
montant total de 2,9 millions d’euros. C’est à la fois peu et
beaucoup. Ces bourses, en effet, ne constituent ni une aide
sociale, ni une substitution de droits d’auteur, ni une
quelconque récompense. Elles sont destinées à «permettre de
souffler» à des auteurs qui ont fait leur preuve - et ont un métier
à côté. Sauf que ce beau principe a été dévoyé dans les faits.
Votées par des commissions spécialisées par disciplines (poésie,
romans, sciences humaines et sociales, etc.) qui réunissent une
vingtaine de membres (eux-mêmes auteurs), ces bourses ont fini
par échapper à tout contrôle. En 1996, un rapport confidentiel
de la Cour des comptes avait déjà épinglé un manque de
transparence flagrant dans leur attribution. Verdict confirmé
par un audit privé, lui aussi confidentiel, commandité par Eric
Gross au début 2004. Il y avait donc urgence à remettre de
l’ordre dans un système accaparé par des apparatchiks de
l’intermittence littéraire. »

Pourquoi ne pas insister ? Un autre extrait. Que Daniel Garcia en
soit remercié : « l’argent du contribuable doit-il encourager la
paresse ? Servir d’ascenseur à la médiocrité ? Rimbaud auraitil
exigé d’être subventionné ? Rappelons que Julien Gracq, dont
le premier livre, Au château d’Argol, paru en 1938, s’était
royalement vendu à 300 exemplaires l’année de sa sortie, a
travaillé jusqu’à l’âge de la retraite pour se préserver des
contingences financières. Ce qui ne l’a pas empêché de produire
l’oeuvre que l’on sait, sans jamais rien réclamer. »
Aucun changement fondamental de 1996 à 2005. Pourquoi y en
aurait-il en 2011 ? Le microcosme des subventionnés est un
pouvoir littéraire. Il existe donc des spécialistes de la chasse aux
bourses, subventions, aides et avantages divers. Marie N’Diaye
n’hésite pas à dénigrer la France, elle n’ira sûrement plus se
servir à ces mangeoires grâce à son prix Goncourt mais elle
aurait pu ne pas oublier avoir bénéficié d’un séjour de presque
un an à la Villa Médicis de Rome (avec 3200 euros mensuels
d’argent de poche) et de la bourse Jean Gattégno, notée, sur le
site du CNL, de 50 000 euros.
Désormais les bourses sont attribuées sur des critères objectifs,
sans copinage ni retour d’ascenseur ? Vous y croyez ?



Votre réponse plus ou moins littéraire

- le 07 aout 2011 à 09 : 13
par céline : Le Centre national du Livre EXISTE VRAIMENT ?



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